Festin

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Nantes, dimanche 23 juillet 2017

Cher professeur,

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un plat de panais bios et locaux que j’ai mangé récemment.

Il avait un goût immonde que je m’empressais de faire passer avec de grandes rasades d’eau. Pourtant, il produisait en même temps des sensations différentes en moi.

Il y avait le plaisir de remuer la terre que j’avais éprouvé lorsque je plantais des salades là où je ferai peut-être un stage en septembre.

La fierté que j’avais ressentie au moment où j’avais participé à mon premier chantier participatif pour bâtir un monde meilleur en commençant par construire une ferme.

La détermination que j’avais perçue alors que je m’étais inscrit à une formation en permaculture pour cet été afin de développer plus tard les alternatives qui m’attiraient le plus.

La sympathie que suscitaient en moi tant de personnes que j’avais rencontrées durant ces expériences.

L’espoir qui m’avait envahi chaque fois qu’avant de me coucher j’avais observé les cieux au-dessus des arbres du quartier caressés par le vent en songeant aux paysages magnifiques qu’il me restait à découvrir.

En avalant les derniers morceaux de panais, j’avais l’impression de pouvoir croquer entre mes dents et sentir sur ma langue bien d’autres aliments produits de manière respectueuse de l’environnement et que j’avais adorés.

Je pense que la leçon qu’on peut en retirer, c’est que la véritable saveur des choses n’est pas toujours celle qu’on perçoit dès la première bouchée.

Bon appétit, professeur,

Donnez-moi de vos nouvelles,

Martin


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